SCARIFICATION

SCARIFICATION
L'inscription du motif se fait au scalpel. Les plaies ouvertes sont ensuite généreusement arrosées de jus de citron (vinaigre,..) pendant une semaine pour éviter une cicatrisation trop régulière.



TON AVIS?

# Posté le jeudi 11 août 2005 19:36

Modifié le vendredi 12 août 2005 07:36

DREADLOCKS

DREADLOCKS
Métamorphosées en prêt-à-porter culturel et (ou) contestataire, les dreadlocks sont aujourd'hui récupérées par la mode. "Fashion dreads"; "false rastas"; "wolves" s'insurgent les rastafariens. Signe extérieur de conscience intérieure ou simple nouvelle tendance capilliculturelle ? Les dreadlocks sont omniprésentes : dans la publicité, dans les manifestations anti-mondialistes, dans les concerts hardcores californiens... Inutile de s'appesantir davantage sur la dialectique de l'être et du paraître ou, plus prosaïquement, sur la tonsure, qui, elle non plus, ne ferait pas le moine... Étroitement voire inséparablement associées aux rastas, les dreadlocks existaient pourtant avant le mouvement Rastafari. Dreader than dread...En affirmant qu'il n'était pas nécessaire de porter des dreadlocks pour être un authentique rasta, Morgan Heritage relançait du même coup une vieille polémique au sein de la communauté. Bien des rastas affirment qu'au delà du raccourci métonymique (dreadlocks = rasta), un rastafarien se définit avant tout par ce qu'il porte dans son coeur et non sur sa tête. Mais dépasser le seuil des apparences n'élude pas pour autant l'importance symbolique des dreadlocks. Celles-ci répondent à un soucis d'enracinement, de retour aux origines, aux racines. Pour beaucoup, elles symbolisent la force et le courage du lion, emblème de l'Ethiopie. Les roots, la crinière léonine marquent une forme d'africanité, de naturalité ostentatoires. Les dreadlocks s'apparentent pour certains à une couronne royale. D'autre part, arborer des dreads manifeste visiblement un rejet des canons esthétique occidentaux. Ce sont là les arguments les plus souvent avancés, mais l'émergence des "natty dreads" dans l'histoire du mouvement reste néanmoins assez obscure. Pour mieux en saisir les tenants et les aboutissants, il convient de remonter au début des années trente. A cette époque, les premiers prédicateurs à diffuser la doctrine Rastafari en Jamaïque ne portaient pas de locks. Les rastas se singularisaient physiquement par leurs barbes, et ils étaient régulièrement baptisés par la presse sous les termes suivants : "beardmen", "beards" ou encore "bearded men". Les photos de l'empereur Haïlé Sélassié qui circulaient en Jamaïque expliquent vraisemblablement cette adoption mimétique de la barbe. Quant aux dreadlocks, les témoignages concernant la période exacte et les raisons de leur apparition parmi les rastas diffèrent les uns des autres. Depuis toujours, la diaspora rasta a été extrêmement attentive aux images des Africains qui parvenaient en Jamaïque. Historiquement, il est établi qu'un certain nombre de groupes ethniques et de tribus africaines portaient des locks ou des coiffures approchantes depuis l'Afrique antique à nos jours : les Oromo, les Massaï, les Galla, les Bono, les prêtres coptes d'Abyssinie dits "Bahatowie", les Bay'Fal du Sénégal, les soldats Tveddo de la société wolof pré-islamique, les okomfo... Plus proche de nous certains membres de la rébellion Mau Mau au Kenya (Land of Freedom Army) avaient juré de ne pas se couper les cheveux avant la libération de leur territoire. En 1953, les rastas défilèrent dans les rues de Kingston en manifestant leur solidarité aux résistants kenyans. Il est possible qu'ils aient par la suite adopté les dreadlocks de Mau Mau. Cet épisode paraît toutefois assez tardif, et certains observateurs du mouvement Rastafari estiment quant à eux que l'influence des ascètes indiens fut déterminante.

Après l'abolition de l'esclavage, les planteurs jamaïcains importèrent de la main d'oeuvre indienne à moindre coût à partir de 1845. Parmi les immigrants, il est possible que certains mystiques Sâdhu se soient installés en Jamaïque. Selon Hibbert, certains indiens dreadlockés (les Jatavi) participaient aux premiers cercles rastas. Mais là encore, les versions des faits se contredisent. Fin des années trente ou milieu des années cinquante, la datation apparaît bien imprécise. Une date clé est à retenir cependant : en 1949, de jeunes rasta, en rupture de ban avec les pratiques traditionnalistes de la vieille génération de leaders comme Howell, Hinds, Hibbert, Dunkley, Myers ou Downer, fondent la Youth Black Faith. Figure de proue de la YBF, Bongo Watto (dit aussi Ras Boanerges : "le fils de la foudre") confère une portée sacramentelle à la ganja ainsi qu'aux dreadlocks. ces "mèches" ou "nattes effrayantes" caractérisent un sous-groupe dissident de la YBF : les "Dreadfuls" ou "Warriors". ILs se démarquent des "combsomes" qui continuent de respecter la tradition et se peignent. Progressivement, les dreadlocks vont se répandre chez les rastas et les "knotty dreads" deviennent, au début des années soixante, largement majoritaires. De nombreux rastas délaissent cependant les dreadlocks, alléguant que l'Empereur n'en portait pas, et les discordes, sur ce point, demeurent toujours d'actualité. Signe d'appartenance au courant rasta, les dreadlocks s'avèrent parfois trompeuses et la crainte de voir des "loups" s'infiltrer dans la bergerie est belle et bien présente : "Il y aura des moutons et il y aura aussi des loups déguisés en mouton". De nos jours, les dreadlocks se sont sécularisées et internationalisées : la culture s'est peu à peu effacée devant la capilliculture.


Mode d'emploi


Il existe sans doute autant de recettes pour se faire pousser des dreads que pour faire pousser des pieds de cannabis. L'entreprise s'annonce fastidieuse et souvent périlleuse... Alors, comment choisir le bon mode d'emploi dans cette foultitude d'informations diverses et parfois contradictoires ?

Les dreadlocks sont des mêches de cheveux entremêlées en forme de natte noueuse, et plus ou moins laineuse selon la nature du cheveu. Une fois ce stade atteint, il n'est plus possible de changer d'avis et d'opter pour une coupe en brosse. Tous les démêlants du monde, aussi assouplissants soient-ils, ne sauraient résoudre le problème. Une seule solution : la tonte... Toujours décidés ? Tous les types de cheveux ne se présentent pas de la même façon à la formation des locks. Crépus ou lisses, fins ou épais, raides ou frisés, ces typologies capillaires n'impliquent pas les mêmes processus. La méthode traditionnelle consiste tout bonnement à ne plus se peigner et à attendre sagement (et longuement) que les locks se forment naturellement. Cette méthode exige de la patience et réserve quelques désagrements esthétiques durant les phases intérmédiaires de la pousse. Si vous préférez la rapidité à l'authenticité, il existe plusieurs solutions alternatives. La plus simple d'entre elles consite à recourir au "Wax". Cette cire est assez facile d'utilisation et pas trop onéreuse. Appliquez une noix de Wax sur vos doigts et séparez les mèches de cheveux en les enduisant. Répétez l'opération à plusieurs reprises (attendre que les cheveux sèchent entre chaque application) en modélisant vos locks en fonction de la gorsseur souhaitée.

Assurez-vous, en les emmêlant régulièrement, que vos locks prennent un aspect boudiné... A défaut de Wax, vous pouvez toujours vous rabattre sur le miel. Sa fonction collante comporte toutefois quelques défauts : elle attire la saleté, les ours bruns ainisi que certains insectes dont je ne vous ferai pas la liste. A déconseiller vivement...

Le savon de Marseille est une autre possibilité : il rend les cheveux rêches et permet ainsi de les crêper plus aisément mais il risque aussi de les rendre cassants. A vous de voir . Si vous n'êtes pas indisposé par son odeur persistante, vous pouvez aussi utiliser le lait de coco. Son action sur la fibre et le canal capillaire est moins nocive et plus douce. Evitez les techniques fantaisistes telles que les sodas "cola" et autres produits vaisselle : l"'écosystème" de votre cuir chevelu n'apprécierait pas.
Une tout autre technique consiste à se faire tresser avec des implants synthétiques africains, en les gardants un ou deux mois. Une fois les fausses mêches enlevées, vos cheveux auront pris la forme de dreads et il vous sera alors possible de les entretenir ainsi avec du beurre de karité. Toutes les méthodes précitées méritent d'être mûrement réfléchies et supposent de nombreuses précautions d'emploi. Faute de quoi, vous pourrez toujours postuler au poste de gardien de but de l'équipe de France.

Reste la manière simple, légèrement moins radicale (quoiqu'après quelques semaines, voire quelques jours, le démélage devient quasi impossible..) : emmêler une mèche de cheveux de la taille souhaitée en la roulant dans les mains. On sépare le haut de la mèche en deux et on tire pour faire remonter les n½uds vers la racine des cheveux. Et ainsi de suite jusqu'à ce que la longueur soit entièrement emmêlée. Ca peut prendre du temps ;-) (et ça fait pas du bien..grr)





TON AVIS?

# Posté le jeudi 11 août 2005 19:58

Partage

Partage
Avez-vous fait/subi (:-) ) une de ces modifications corporelles? Si oui, pourquoi l'avoir fait? Quelle douleur? Quel résultat? Laquelle préférez-vous, et pourquoi?

J'attends vos impressions avec impatience!

# Posté le jeudi 11 août 2005 20:08

Modifié le vendredi 12 août 2005 08:22